Ecolo exprime son immense tristesse et son infinie gratitude à une personnalité hors-pair qui laisse un vide énorme dans le coeur des écologistes et une empreinte essentielle dans l’histoire politique belge de ces 30 dernières années.

Avec émotion, nous adressons à sa famille et à ses amis proches nos plus sincères condoléances.

Jacky, c’était la vision et l’instinct, une profonde volonté de changement sociétal et une capacité unique à rassembler pour le construire.  Il aura porté Ecolo à ses premiers grands succès. Sa lucidité, son analyse fine, ses fulgurances stratégiques et sa générosité engagée ont inspiré et inspireront encore des générations de citoyens.

Découvrez les témoignages et déposez le vôtre.

78 Commentaires

  1. Eric Biérin

    L’amitié est une chose particulière : elle s’installe sans qu’on sache comment et le comment n’a aucune importance ; elle s’impose comme une évidence
    elle vient probablement d’un lointain qu’on néglige et d’une proximité qui dévore, et aussi du contraire
    elle est tellement particulière qu’elle persiste au-delà de tout, serait-ce d’un souffle qui disparaît

    Jacky Morael n’était pas seulement un ami, c’était un phare ; le premier phare éteint qui continue de nous éclairer.

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  2. Jean-Michel Javaux

    Parce que les générations futures ont pour mission de poursuivre et amplifier ton action…

    La Première – RTBF – Bertrand HENNE reçoit Jean-Michel JAVAUX, ancien coprésident d’ECOLO. L’ancien homme fort d’ECOLO Jacky MORAEL est décédé. Jean-Michel JAVAUX était son fils spirituel, son héritier politique

    https://www.rtbf.be/lapremiere/emissions_matin-premiere/nos-rubriques/l-invite-de-matin-premiere/article_l-invite-de-matin-premiere-jean-michel-javaux?id=9474206&programId=60

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  3. Nicolas Parent

    Jacky a fait entrer l’écologie politique à la maison par ses interventions médiatiques. 15 ans plus tard, il rentrait littéralement dans le salon de mes parents après un congrès Ecolo d’où je le ramenais. Il y a pris part aux discussions, comme toujours, avec humour, pertinence et impertinence. Jacky m’a, comme tant d’autres « jeunes », encouragé, conseillé, bousculé dans mes idées mais il savait aussi être à l’écoute. Un cumul rare de qualités. Comme j’aurais voulu mieux le connaître…

    Une pensée profonde pour les siens.

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  4. Vincent Fries

    Je ne connaissais pas bien Jacky mais on se croisait de temps en temps. J’avais beaucoup d’empathie pour cet homme. Sans doute à cause de mon handicap qui me rapprochait inconsciemment aussi de lui. Je le trouvais très courageux malgré les blessures de la vie. Assurément, c’était un pilier de l’écologie politique. Un homme respecté par tous, apparemment, toutes tendances confondues. Et cela, c’est heureux. Cela veut dire que derrière les combats, il y a d’abord l’humanité qui rassemble les êtres humains que nous sommes, finalement vers un objectif commun mais avec des chemins différents, parce que nous voulons tous, comme Jacky, un monde plus juste, plus humain, plus proche des réalités de la vie quotidienne, plus proche aussi des principes de l’écologie politique. Salut Jacky, tu resteras dans mon souvenir de militant…

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  5. William Donni

    Bien sûr j’ai quitté Ecolo , il y’a maintenant quelques temps ce qui fait que nous avions pris une distance politique, j’ai pris un autre chemin. Mais il n’empêche que j’ai ressenti une vraie et profonde tristesse à l’annonce du décès de Jacky Morael Et aussi plein de souvenirs :
    – Le souvenir de l’énorme joie et de l’énorme fierté que j’ai pu ressentir le jour ou avec ecoloj , nous t’avions fait venir à une assemblée générale dans ma ville de Waremme.
    – La joie lorsque contre tout ce que nous disais Ecolo, tu avais été choisi tête de liste pour le Sénat en 2010 après une longue assemblée ou nous avions eu l’honneur de pouvoir te soutenir ..
    – La fierté que je pouvais avoir lors de chacune de nos discussions, chaque fois que je pouvais te croiser ou lors d’une discussion au REE (et notamment au sujet de ce groupe de soutien que j’avais crée sur facebook et dont tu ne comprenais pas bien l’intérêt)
    Bien sûr , j’ai finalement choisi un autre chemin mais je sais que mon engagement politique, ma conscience citoyenne n’aurait probablement pas été la même, si je n’avais pas eu l’occasion de te lire ou de t’entendre.. Et ça cher Jacky je t’en serais éternellement reconnaissant.. Merci pour tout et gros bisous à tes proches

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  6. Rodrigue Demeuse

    Au revoir Jacky… Je me souviens t’avoir un jour appelé mon grand-père spirituel. Tu en avais ri, me disant que ça te donnait un sacré coup de vieux. Mais ton expérience, ton sens politique et humain, ta sagesse et ta volonté de soutenir les jeunes te donnaient toutes les qualités d’un vrai sage. Inspirant… Merci pour tout !

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  7. Guillaume Defossé

    Je lis depuis quelques heures plusieurs amis écologistes qui pleurent la disparition d’un homme qui a été décisif dans leur engagement. Et ça ne peut que faire écho en moi.
    Je fais moi aussi partie de ceux (nombreux) qui ont décidé de rejoindre Ecolo notamment en écoutant Jacky Morael au début des années 2000. Je me souviens avoir été impressionné quand je l’ai rencontré « en vrai » et plus longuement lors de mon passage comme assistant parlementaire de Zakia Khattabi au Sénat. Son charisme, son expérience, sa connaissance des réseaux politiques, associatifs et syndicaux et sa finesse d’analyse ne pouvaient qu’imposer le respect.
    Par la suite, j’étais toujours content de pouvoir échanger quelques mots dans un couloir ou à la sortie d’un bureau politique.
    Merci pour tout Jacky. Tu vas nous manquer.

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  8. Didier Kuckaertz

    Dans l’espace particratique wallon ô combien morne qui suivait le long mouvement étudiant de 94-96, il incarnait pour de nombreux jeunes ce petit lutin malicieux et clairvoyant qui avait parsemé de cailloux un chemin de traverse menant tout droit à Ecolo. Jeunes pastèques et jeunes melons y déboulaient alors d’enthousiasme, laissant derrière eux un PS gangrené, un PSC poussiéreux ou un gauchisme un peu trop désarticulé. Même avec 1m77, il fallait baisser la tête pour s’adresser à son regard tout de vert pétillant, mais il fallait la relever beaucoup plus pour s’adresser à son esprit (Cohn-Bendit m’a fait bien moins d’effets à tous les égards et moins de torticolis…).

    Car le plus désarçonnant, c’est qu’au delà de ses qualités de stratège, de dialecticien hors pair et de porte-voix médiatisé, Jacky était avenant avec tout le monde, dès la première rencontre. Venant d’un petit milieu, il avait en outre conservé en politique ce côté « gamin de merde au caractère bien trempé » qui, une fois le savon passé en monde frontal, vous le rendait d’autant plus sympathique, si vous préfériez en retirer des enseignements que de la rancune. C’était un avion renifleur intuitif et déductif, capable de cerner à dix kilomètres une mine ou un piège laissé par l’adversaire politique et que, nous jeunes radicaux tête en l’air,n’avions pas toujours vu.Et c’est peu dire qu’il fut une source d’inspiration pour beaucoup. Je m’y inclus.Pour certains la dialectique électro-choquante est un supplice, pour d’autres une nécessité presque vitale.

    Je ne peux toutefois pas prétendre à une amitié intime avec lui. Depuis mon départ d’Ecolo en 2006 après huit ans de militantisme et cette rupture « politique » difficile où j’aurais rêvé d’une explication sans tabous rien qu’avec lui – chose alors impossible -, j’ai gardé dans ma besace assez de souvenirs de moments simples et instructifs en sa compagnie.

    Je n’en raconterai qu’un. Il y a eu ce jour où, pris d’une nausée lors d’une soirée à mes premières REE, j’ai dû sortir en trombe sur le balcon pour respirer un grand coup. Il a été le seul à fuser en ma direction pour s’assurer que tout allait bien et faire un brin de causette. Je crois que cette simple anecdote dit bien des choses… Car c’est ainsi que je fis la connaissance… de cet inoubliable secrétaire fédéral d’Ecolo.

    Plus tard vint le drame politique et familial ! Et tout qui a traversé après lui une expérience de deuil un rien similaire peut s’imaginer le reste.La connaissance par les gouffres… Nuage, dessine-moi un père apaisé qui marche enfin avec sa fille!

    Pour le reste, il a laissé assez d’éclats de rire, d’orage et de lucidité dans nos consciences pour que sa manière d’être ne s’éloigne pas vraiment.

    Au revoir, Jacky ! Et merci !

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  9. Caroline Saal

    Je me rappelle le bon repas, les vieilles coupures de presse que j’avais eu plaisir à découvrir, la discussion autour des choix de participation d’Ecolo. Tu riais en te rappelant d’anciennes provocations que tu avais faites. Tu étais sans concession avec des erreurs du parti. Tu vantais avec ferveur les réussites. Plus tard, tu m’envoies un sms pour me remercier de l’échange. Je suis un peu surprise car j’ai l’impression que c’est moi qui ai surtout appris beaucoup du monsieur qui m’a fait connaître Ecolo. Je crois aussi que je ne prends pas encore la mesure de cette transmission. Aujourd’hui Générations vertes prend une tout autre dimension pour moi. Ta perte me rappelle notre responsabilité à etre à la hauteur. Dans le vide qu’on ressent de savoir qu’on fera désormais sans toi, combien je suis heureuse d’avoir vécu cet après midi là! Merci infiniment, Jacky

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  10. Gérard Pirotton

    Jacky Morael, c’est notamment, la conviction que l’écologie politique est le projet généraliste pertinent pour les défis d’aujourd’hui et de demain… & l’intelligence politique pour en asseoir la crédibilité.

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  11. Régis Warmont

    Il y a des gens que tu ne croises que 3 ou 4 fois dans ta vie, avec qui tu n’as l’occasion d’échanger des idées qu’une ou deux fois et qui, malgré tout, te marquent pour toujours.

    En tant que responsable FEF, j’ai donc eu l’occasion de rencontrer et discuter avec Jacky il y a une vingtaine d’années.
    Sa vision, sa lucidité, son argumentation, la précision de ses idées m’ont convaincu que la philosophie qu’il défendait était la bonne et il m’avait convaincu du bienfondé du mouvement Ecolo et même si par la suite, je m’en suis éloigné pour divergences sur certains points, je garde certaines lignes de conduite issues de sa vision.

    Je n’ai eu l’occasion de le recroiser qu’une fois le 8 mai 2010 où – lors de ce qui sera mon premier et dernier poll sénat chez Ecolo – il se présentait face à José Daras pour la tête de liste au sénat. Son discours fut tout aussi convainquant qu’à l’époque et j’avais retrouvé cette vision. Il était « revenu de l’enfer » et j’ai eu l’occasion de le féliciter simplement.

    Des véritables hommes d’état en Belgique, il y en a peu. Des véritables humanistes ayant goûté aux responsabilités et au pouvoir tout en restant eux-mêmes, il y en a très peu. Des personnes que la vie a cassé mais qui pouvaient se targuer d’avoir inspiré des générations, c’est aussi très rare. Jacky était les trois.

    Merci pour ton inspiration!

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  12. Elise Willame

    Je me souviens de cette soirée au cours de laquelle tu es devenu mon parrain,des vacances avec Laurie, des discussions de « grands » durant les soirées d’été, de ta présence à mes 18 ans.
    Merci pour tout et bon voyage « pinpin ».

    Ta fillotte

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  13. Régine Hardy

    Des souvenirs plein la tête, des parties de cartes toute la nuit avec Carine, Jasmine, Hubert, et Yves…les enfants, Laurie puis Tom avec Renata…les échanges à n’en pas finir sur tout…tout t’intéresse…les 15 août, interminables avec fricassée au bout de la nuit, réveil de ceux rentrés plus tôt, les soirées électorales, les super gaies quand le score monte, les plus tristes, quand cela descend, l’impuissance quand tu vas mal, que rien ne te soulage, que personne ne peut t’aider, les hospitalisations régulières, l’espoir, tu vas mieux….pas assez… je reste à distance pour me protéger, c’est trop dur de te voir comme ça. Aujourd’hui tu nous quittes, tu retournes à la terre que tu voulais tant protéger. A bientôt. Régine

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  14. Claudine Drion

    Jacky : subtile intelligence et chaleur humaine conjuguées. Depuis 1989, tes analyses et ta vision m’ont inspirée dans mon engagement militant. Merci. Que tous les souvenirs que nous gradons de toi alimentent le futur de l’écologie politique et soient un baume au coeur de ta famille et de tes proches.

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  15. Giuseppe PANEPINTO

    Jacky morael c’est de la même génération en terme d’âge que moi-même

    Un homme toujours souriant, avec une intelligence hors normes qui connaissait parfaitement c’est dossiers, malheureusement là vie n’est pas un long fleuve tranquille, mais nous réserve des bonnes comme des mauvaises surprises !
    Jacky n’a pas eu de chance,je l’ai appris via les médias concernant sa fille !
    Une personne qui marquera de son empreinte les générations futures et présente de son l’implication auprès du parti écologique !

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  16. Régionale Ecolo de Liège

    Jacky c’était le charisme. Celui qui a donné une image à Ecolo. Un regard bleu d’acier, une analyse fine, une force de négociation qui a mené le parti à la victoire en 1999, et à la coalition arc-en-ciel. Impeccable dans ses costumes trois-pièces, un tantinet trop grands au début, il a révolutionné la manière dont les écologistes se projetaient, et étaient perçus. Jacky aura transformé Ecolo, faisant passer le parti d’un mouvement à une véritable structure, dotée d’une organisation lui permettant d’affronter l’arène politique, et de se montrer prêt à participer au pouvoir.

    Jacky, c’était Liège, sa ville de cœur. C’était la gouaille, l’humour, la formule cinglante. La bonne fourchette, autour des recettes italiennes qu’il partageait chez lui. C’était des soirées mémorables, de retour d’un Conseil de fédération, à déconstruire le monde et à le reconstruire. C’était une fidélité en amitié et une envie qui ne l’aura pas quitté de connecter les anciens et les modernes.

    Jacky, c’était l’écologie politique. Celle qui, en trente ans de carrière, a amené des dizaines voire des centaines de jeunes, des années nonante à aujourd’hui, à s’engager, à militer, à défendre leurs idées et à battre la campagne, pour un autre modèle de société. Ardent défenseur d’une écologie « qui ne se résume pas à défendre les petits oiseaux », Jacky aura constamment défendu la nécessité, pour les écologistes, de s’ouvrir et de parler à tous.

    « L’écologie est un plaisir et doit le rester. Je me suis toujours beaucoup amusé » déclarait-il encore en 2014. Cet enseignement aura marqué beaucoup de ceux qui auront eu l’occasion de le croiser.

    Nous te devons tellement. Nous ne te remercierons jamais assez pour tout cela.

    Au revoir Jacky.

    Et merci.

    Les écologistes liégeois, passés, présents et à venir.

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  17. Maxime Counet

    Je n’imaginais pas être tellement heurté – mais sans doute n’imaginais-je pas non plus sa perte.
    Jacky n’a jamais compté parmi mes amis ou mes proches ; il m’est toujours apparu comme celui qui donne envie d’écouter un débat dominical pour une autre raison que le plaisir – sans doute un peu snob, à l’époque – de rester devant la télé avec mon papa.
    Des années après, le voyant régulièrement, je ne parvenais pas à briser cette distance auto-administrée : Il était l’objet de mon admiration, et de celle de tellement d’autres.

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  18. Brigitte Bodson

    Très cher Jacky, c’est grâce à ton charisme, à ta force de conviction et à ta vision de l’écologie politique que, comme tant d’autres, j’ai intégré Ecolo.
    Ta personne est pour moi synonyme de bienveillance, d’amitié, d’humour fin et fulgurant, de justesse, de prescience politique et, malgré les écueils douloureux qui ont mis ton coeur en lambeaux, tu es resté fidèle à ce que tu étais et à ce que tu croyais.
    Je te remercie pour tout ce que tu nous a donné.
    Toutes mes pensées à Tom et à tes proches.

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  19. Gisèle Eyckmans

    Évidemment, tu étais des meilleurs. Évidemment, tes analyses politiques fines, clairvoyantes et tactiques m’impressionnaient. Évidemment,….

    Pourtant, je garderais de toi, ce petit éclat taquin dans ton regard de ciel, quand tu déclamais Rimbaud, entre deux bouchées de tortellini.

    Salut Jacqy. Pour moi le mot « macrale » aura toujours le son de ta voix.

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  20. Raphaël Brigandi

    Je garde un respect et une gratitude immenses pour un homme dont la fulgurance, l’intelligence et la force de persuasion m’ont éveillées à l’écologie politique. De cet éveil est né l’envie de rejoindre les rangs d’ECOLO dans le contexte de la première participation gouvernementale.

    Je n’oublierai jamais la confiance que tu étais disposé à placer en moi, comme en ces nombreux jeunes, aujourd’hui orphelins en politique.

    Ta contribution à l’histoire politique belge est considérable mais cette grandeur n’empêchait pas une profonde humanité, une gentillesse et une simplicité dans les rapports humains. Il est en effet rare de rencontrer un homme d’une telle stature qui soit en même temps si chaleureux et facile d’accès.

    Brûlant la vie et brûlé par la vie tu n’as peut-être pas réalisé tout le potentiel de ton destin mais celui-ci n’en demeure pas moins extraordinaire.

    Au-delà de la peine sincère que je partage avec tes nombreux amis et proches, je garde à jamais le souvenir de ta lumineuse combattivité. Merci.

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  21. Marie Nagy

    Jacky Morael a été mon ami et collègue pendant des années. De 1989 et 1999 nous avons partagé une envie de faire croître Ecolo, de l’ouvrir et de créer des alliances. Il était très fort Jacky, il voyait plus loin, il avait une intelligence rare. Les vendredis soir, après le Secrétariat fédéral, nous allions chez Henry ou chez le Grec, à Namur on a refait le monde des milliers de fois avec des tablées joyeuses.En 1999 la campagne a été fantastiques et les négociations tendues. Jacky a bataillé. La suite on la connaît. L’écart du gouvernement le décès de sa fille. C’est un homme blessé que j’ai retrouvé sur les bancs du Sénat. Mais il participait toujours et notre équipe formidable, Paul, Josy, Marcel, Marc, Sandrine, Audrey Lhoest, Christine, Isabelle, Etienne Lefèvre, Fabien, Thierry Meunier, JF Ramquet et d’autres, a pu,pendant une législature, partager ses analyses, son sens de l’ouverture, son intelligence des alternatives. Partager aussi ses rires et sa chaleureuse amitié, même si « le côté obscur de la force » l’habitait parfois. Depuis nous nous sommes croisés de temps en temps, repris nos conversations.  » Morales, la Nagy te salue »bises.

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  22. Jean-Marie Beckers

    Bien plus que le fait de découvrir à quel point tu as été un formidable déclencheur d’engagement pour bon nombre d’écologistes, ce qui me bluffe encore d’avantage c’est de me rendre compte à quel point ta façon d’être et de communiquer était appréciée de tous. Que de fois n’ai-je entendu des personnes,parfois très éloignées de nos idées, exprimer l’admiration et la tendresse qu’elles te portaient. Plus que quiconque,tu as été l’incarnation de l’écologie politique dans notre pays. Mon regret en lisant tous ces commentaires ? Ne pas t’avoir connu d’assez près que pour apprécier encore mieux toutes tes qualités humaines.

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  23. Pierre Sondag

    Quand je t’ai vu entrer ce soir-là au Conseil de Fédération d’Ecolo, tiré à quatre épingles, veston-chemise-cravate, j’ai pensé à un jeune loup dans ce que le look plus répandu dans l’assemblée aurait pu faire passer pour une sympathique bergerie toutefois peu disciplinée (j’évoque les années 80, une époque !). Quand je t’ai entendu parler haut et clair, interpellant, j’ai compris qu’il y avait du contenu, de l’analyse, et du projet.
    Puis j’ai reçu ton sourire, ton attention à l’autre, admiré ton énorme capacité de travail, d’analyse, de synthèse, ta perception des enjeux ici et là-bas, maintenant et demain, ta peur de rien, perçu cette étincelle dans ton regard, apprécié ta sensibilité, ton intelligence, ton honnêteté sans concession, ta vraie chaleur humaine, la force de tes convictions, ton culot, applaudi tes interventions dans les média, ta capacité à secouer le landerneau, tellement ri à ton humour. Promoteur de l’écologie politique et de sa plus-value économique au profit du plus grand nombre, tu nous as poussés en avant, tirés vers le haut.
    Jacky Morael, je t’appelais Jack, c’était plus direct, plus ressemblant au « tueur » que tu pouvais être, avec toute la lucidité mais surtout la sympathie que tu savais y mettre.
    Travailler, puis se détendre, s’esclaffer. Longues réunions à Namur, puis la troupe autour d’une table, parfois une virée liégeoise à pas d’heure, et le café serré à 6 h du mat’ chez toi. Au point qu’il arrivait que mes enfants me demandent, quand je rentrais le samedi à l’aube, si je revenais du boulot ou y partais.
    Tu en parlais si bien que le projet d’Ecolo éclairait, devenait crédible aux yeux d’un plus en plus grand nombre. Tu as cultivé les contacts, les amitiés. Secrétaire fédéral, co-président d’Ecolo, Député, Sénateur, Ministre d’Etat, des mandats pour faire bouger les choses. Tu as porté, avec d’autres, certes, les négociations après les élections de 1999 (« quand c’est vert, on avance ! »), qui ont amené Ecolo aux gouvernements national, régional wallon et communautaire. Quant à moi qui en étais, je n’ai pas mémoire que l’assemblée d’Ecolo t’aie écarté d’un mandat ministériel. Tu as exposé le résultat des négociations devant une assemblée plutôt partagée, as pris la température, consulté pendant le temps de midi, et décidé de présenter Isabelle et Olivier au fédéral (les Bruxellois à Bruxelles), José, Thierry et Nicole (des Liégeois – ah les amis ! – tonnerre de Brest !) à la Région et à la Communauté, comme candidats ministres. J’ai regretté que tu décides de te mettre en retrait après tout le travail accompli et ta connaissance des pourparlers et enjeux des négociations.
    Tu as pris des coups, été terrassé par la disparition de Laurie, chuté dans les escaliers, encaissé sans faire de pub.
    Mais tu as continué, tenté de surmonter, persévéré, conseillé sans relâche.
    Mon parcours s’en est retourné vers le local puis sous d’autres cieux, mais quand je te revoyais après quelques années, tu m’appelais, me demandais des nouvelles, et il y avait du plaisir à nous revoir et regarder la verte fourmilière s’enflammer à l’occasion de telle assemblée ou s’esbaudir lors de tel anniversaire.
    Quelle émotion d’apprendre ton soudain départ de l’autre côté de la porte !
    Toutes mes pensées vont vers toi, vers Tom, vers tous les tiens, et les amies et amis, verts ou autres.
    Tu resteras dans nos cœurs, nos pensées et nos inspirations.

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  24. Pascal Fenaux

    Jacky Morael… Ce dirigeant politique qui faisait mentir les statistiques en matière d’origine sociale et d’appartenance sociologique du noyau dur d’Ecolo. Jacky Morael, qui n’avait pas peur de «porter beau», pratiquait un humour carnassier et, comme nous tous, avait les qualités de ses défauts et les défauts de ses qualités. Jacky Morael, qui était la finesse politique incarnée. Jacky Morael, qui a brillé avant de s’éteindre à petit feu, avant que les zones d’ombre, celles que nous traversons toutes et tous, viennent obturer les rais de lumière. Jacky Morael, qui m’a fait prendre l’écologie politique au sérieux, à moi (et donc à bien d’autres), intellectuel pessimiste et dégagé, et issu d’un milieu populaire. Salut et merci, Jacky, de m’avoir permis de faire un bout de chemin avec toi. PS: «Merci Jacky» est aussi un magnifique morceau de jazz du duo formé par les Français François Cahen (✝) et Yochk’o Seffer, aka Zao, sur l’album #Typhareth (1977).

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  25. Quentin le Bussy

    Jacky, je te remercie de m’avoir donné la chance de voter pour la première fois de ma vie d’homme pour une personne en qui croire, pour une politique qui en vaille la peine, pour changer le monde, sans arrogance mais avec une infaillible détermination. Je te remercie aussi pour avoir tenu un engagement qui te portait depuis toujours, qui était de faire place aux jeunes, et qui devrait en inspirer davantage. Je retiendrai cet humour, canaille et ravageur, si liégeois jusques aux moment les plus durs. Je retiendrai aussi l’acuité de ton analyse, des petits matins radiophoniques aux heures tardives d’après AG. Je retiendrai ton regard bienveillant lancé aux « ptits jeunes » de tous poils qui venaient te consulter tel un oracle, et tu aiguillais d’un oeil brillant tout un lançant un « c’est à toi de jouer » implicite, ce qui t’a évité de n’être plus alors que tu avais tant été.

    « Je vois écrit « Jacques Morael » à la 49e place à Liège… Qui est-ce donc celui-là? Moi c’est Jacky! »

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  26. Anne-Sophie Deffense

    Je ne vous connais pas personnellement. Je vous ai croisé lorsque je travaillais pour Josy Dubié au Sénat. Ce qui m’a marqué, c’est l’admiration que vous vouaient les gens, vos pairs, vos collègues, vos amis écologistes…Il ressortait à chaque fois que vous aviez fait de grandes choses. Ca donnait l’envie de mieux vous connaître; chance que je n’ai pas eue. C’est pour cette raison et par empathie, comme écolo que j’écris ce mot.

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  27. Serge Urban

    L’Homme politique tel qu’il doit être. Un exemple pour ses pairs, un exemple pour le militant que je suis. Tu donnais envie de lutter pour un projet d’avenir, d’espoir..Tu donneras encore cette envie. Merci de t’avoir croisé.

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  28. Philippe Dessouroux

    Juste quelques mots pour exprimer ma tristesse de voir partir un homme d’une telle grandeur d’âme et dont le visage exprimait bonté et jovialité. Il m’aura fait découvrir et apprécier l’écologie politique.

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  29. Dubray Guy

    Je remercie cet homme intègre qui a fait tellement pour l’ écologie pour nous rendre un monde meilleur. Dommage que aujourd’hui des politiciens comme lui deviennent tellement RARES.Merci Jacky.

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  30. François Gemenne

    Merci d’avoir introduit la cravate chez les écologistes, Jacky.

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  31. Herbert Meyer

    Jeudi 27 septembre 1990, quelque part entre la gare de Namur et la Maison de la Culture, des milliers d’enseignants manifestent contre la non-application de la dernière convention salariale nationale dans l’enseignement par le gouvernement de la CF, comme disait R. Dohogne ce fut notre mai 68 à nous. Et là, Place d’Armes (tout un programme), regroupé autour de Jacky, en-dessous de quelques drapeaux ÉCOLO, des mandataires et militants distribuant des tracts de soutien et de solidarité.
    Nos chemins se sont croisés au bon moment et au bon endroit. Depuis ce jour, le militant syndicaliste est devenu aussi militant écologiste jusqu’à ce jour et fier de l’être. Merci Jacky.

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  32. Damien QUITTRE

    Jacky restera un modèle pour les écologistes. J’appréciais sa vivacité d’esprit, sa vision à long terme. À Herve, où il est venu quelquefois à l’invitation de la locale, il attirait le public au-delà de nos sympathisants habituels,preuve de l’aura qu’il exerçait et de la reconnaissance dont il bénéficiait.

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  33. Didier Blavier

    « L’écologie est un plaisir et doit le rester. Je me suis toujours beaucoup amusé » déclarait-il encore en 2014.
    Cet enseignement aura marqué beaucoup de ceux qui auront eu l’occasion de le croiser. (communiqué d’ECOLO Liège)
    J’ai eu la chance de faire partie de ceux-là et de discuter avec toi, Jacky Morael, entre 2011 et 2015, de vivre la campagne 2012 à tes cotés.
    « L’utopie, c’est de croire que les choses peuvent continuer comme avant, c’est de croire que vivre comme aujourd’hui pourrait encore durer longtemps » : cette phrase résonne en moi comme une évidence depuis mes prises de consciences de la nécessité écologique pour une politique respectueuse des hommes et des générations futures.
    Des hommes de ta valeur, cela se fait rare, ton combat était pour tes, nos idées et pas pour attaquer les autres, tu étais un peu le « superman » qui pouvait sauver le monde. Un ange aux ailes coupées. Nous venons de perdre une étoile, elle brille maintenant dans le ciel et dans nos coeurs.

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  34. Bernard Louche

    Jacky Morael, depuis une AG, dans les années 80,à Libramont, est et reste une de mes raisons d être encore là…
    une éternelle reconnaissance pour notre Little Big Man vert…
    Un modèle!
    Comment dire? Merci Jacky.

    Réponse
  35. Françoise Tagnon

    Début des années 90, tu es arrivé à la ferme dans ta Fiat Punto!
    L’agriculture était peut-être le sujet que tu maîtrisais le moins et tu voulais en savoir plus.
    Tu t’es intéressé à notre condition de vie, à notre travail, à nos produits…Tu ne t’es pas mis à traire mais ce fut très sympathique!
    … Et le contact est resté.
    Quand fin des années 90, tu m’as demandé si je pouvais rejoindre le groupe écolo de Ciney avec Patrick Dupriez, c’était une évidence pour moi et ce fut une belle expérience.
    MERCI Jacky!

    Réponse
  36. Bernard Langerôme

    Comme pour beaucoup d’autres, tu as été un moteur de mon choix de militer chez écolo. Bien sûr les idées étaient là, partagées, mais avec toi cela semblait valoir le coup de s’engager.
    Et même si les formes d’engagement ont évolués, les racines sont profondes et tu continues de les nourrir. Salut Jacky.

    Réponse
  37. Bernard Buntinx

    Je n’ai pas eu la chance de connaître Jacky Morael personnellement, mais son action et sa vision m’ont donné l’impulsion pour m’engager au sein de notre famille Ecolo. Pas plus tard que hier soir, dans le cadre de mon boulot, j’ai du me rendre à une « grand messe » de la grande distribution belge, où se cotoyent acheteurs, experts marketing, grands patrons, analystes… S’il existe quelques progrès, cette soirée a encore montré que les grands acteurs de ‘notre’ monde économique vivent bien trop souvent dans cette utopie que Jacky a donc si bien décrit, celle de croire que « nous pouvons continuer à vivre comme nous le faisions ». Sa présence et son héritage ont résonné en moi, dans cette salle, en opposition aux applaudissements nourris du public. Un autre monde est possible, plus durable, plus solidaire. Il doit se construire aussi au sein de ces sphères économiques. L’hommage que je desire addresser à Jacky, c’est d’y travailler, encore et toujours. D’enfiler mon plus beau costume pour qu’un jour ce même public applaudisse des acteurs qui construisent un monde plus juste. J’y crois. Merci Jacky!

    Réponse
  38. Bernard BAILLE

    Dans le mouvement écologiste, Jacky a été un grand rassembleur.
    Pour le qualifier, deux mots chaleur et rigueur.
    Rigueur lors des élections de 1999, il m’avait signifié que je n’étais pas bon pour la carrière parlementaire…Mais 1994 lorsque j’ai étais victime d’un attentat à la grenade à notre domicile, il a été l’un des premiers à s’inquiéter de ce qu’il nous arrivait…
    MERCI Jacky, pour tout l’entrain que tu as donné…

    Réponse
  39. Gaël De Meyere

    J’ai découvert Jacky Morael quand j’étais encore petit, et qu’on regardait les infos télévisées en famille.

    Il impressionnait mes parents et du coup moi aussi. Il a même poussé ma maman à l’infidélité, elle qui n’avait jamais voté autre chose que socialiste! Au fil de ses apparitions aux JT, j’ai grandi avec son nom, son propos et son charisme comme un mythe. Et puis on ne l’a plus vu aux infos.

    Ce n’est que vers 30 ans que je l’ai revu, en vrai de vrai, dans les locaux de la Régionale Ecolo de Bruxelles. Le Mythe et le garçon de 10 ans face à face pendant quelques secondes. Il m’a paru à la fois petit de par sa taille, mais terriblement imposant par sa présence et son regard clair, doux et bienveillant à mon égard. A ce moment, je lui aurais bien demandé un autographe pour ma maman…

    Lorsque j’ai appris que ce grand monsieur était parti, c’est cette anecdote qui m’est revenue en premier. Cette rencontre à Flagey, puis l’enthousiasme et l’espoir qui brillaient dans le regard de mes parents, quand j’avais 10 ans et qu’on regardait les infos télévisées en famille.

    Réponse
  40. Thierry DETIENNE

    La presse et les témoignages ont souligné bien des qualités de Jacky. Je voudrais en pointer qui ne l’ont pas encore été assez. Nous avons été élus ensemble à la Chambre en 1991 lors du raz de marée vert. J’ai pu mesurer par la suite qu’il faisait bon travailler à tes côtés. Tu laissais de la place à tes voisins pour évoluer, franc, critique, mais chaleureux et soutenant, avec ce parler vrai et juste qui te caractérisait. Ton leadership était évident, mais tu prenais du plaisir à voir les autres prendre leur place et à reconnaître leur travail. Sans oublier ton côté bâtisseur qui nous vaut aujourd’hui encore l’existence du magazine Imagine et de la Fondation pour les Générations futures. Merci Jacky.

    Réponse
  41. Renée van Galen

    Jacky, un pur vert !que sa clarté de pensée puisse nous accompagner longtemps dans notre combat écologique.

    Réponse
  42. Mieke Vogels

    Jacky, in 1985 werd ik voor het verkozen in de kamer voor Agalev, sindsdien kruisten onze wegen elkaar vaak.
    Tussen 1991 zaten we samen in de kamer en waren om beurten de fiere fractieleider van de enige ‘nationale’ Agalev/ Ecolo fractie. In 1995 vertrok jij naar Luik en werd ik schepen in Antwerpen.
    In 1999 opnieuw in Brussel, werkten we samen aan de start van het Paars-Groene regeringsavontuur. In 2009 ontmoetten we elkaar opnieuw in de senaat, voor ons beiden het einde van een lange politieke carrière. Jacky jouw leven liep niet altijd over rozen. Toen ik je in 2009 weer zag was je een man die door het leven getekend is. Maar toen we samen in het wollige pluche van de senaatscafetaria iets dronken genoot ik als nooit van je heldere politieke analyses en je spitse geest.
    Jacky jouw koosnaampje bij Agalev ‘le petit Jacky’ doet je onrecht aan, ik koester de herinnering koester aan een groot politicus en een trouwe kompaan.

    Réponse
  43. Isabelle

    Il y a de ces hommes qui s’en vont trop tôt mais qui vont durer longtemps. Avec mes sincères condoléances à tous les proches de Jacky Morael.

    Réponse
  44. Claudine et Jean-Claude Heyden

    Nous gardons un souvenir ému de Jacky lorsque Ecolo était encore loin des participations gouvernementales.Nous rencontrions à Namur les pionniers de ce qui était encore plus un mouvement qu’un parti politique, souvent dénigré, la risée des autres formations politiques, une image de joyeux « babacools » pour une partie de la population.
    Merci Jacky, merci à vous tous qui avez donné,souvent au prix de souffrances et d’incompréhensions,sa juste place dans le pays, les régions, provinces ou communes.

    Réponse
  45. Jipé

    Je me souviens d’une Ag où je ne sais qui avait collé une affiche ‘Pour Jacky’ face à un urinoir pour enfants. On avait bien rigolé… et Jacky en premier.
    Adieu Jacky et mille mercis.

    Réponse
  46. Denis Smets

    Mr Morael fut une des raisons pour laquelle j’ai voté pour la première fois Ecolo en 1988 (18 ans), puis suis toujours resté dans la « mouvance », en ce compris un passage par la locale Ecolo de Mouscron.
    Une grande finesse d’esprit, une vrai sens politique, dans l’acception la plus noble du terme. Un grand Monsieur qui laisse un héritage et un message immenses à la famille écologiste. Bon voyage.

    Réponse
  47. Verdoncq Didier

    au nom de la locale Ecolo de Frasnes lez Anvaing et d’Emile Hansart , nous adressons à la famille de Jacky et à l’ensemble de ses amis nos plus sincères condoléances et toute notre symphathie

    Réponse
  48. Nacho

    Les aller et retour au CF avec toi étaient toujours plus riches, des moments pleins de rires et de complicité que resteront dans ma mémoire. Mes plus sincères condoléances à la famille, à ton filleul Olivier et à tes nombreux amis.
    Adios maestro.

    Réponse
  49. Erwin Woos

    Salut l’ami Jacky, tu auras été pour moi le premier grand théoricien de l’écologie politique, c’est à toi que je dois, comme beaucoup, mon envie d’engagement. Je garde comme souvenir ta clairvoyance, tes conseils, ton goût pour la musique, surtout Brassens, et toutes ces campagnes de 25 années de militance écolo !

    Réponse
  50. Muriel Gerkens

    Jacky, je voudrais te faire partager à nouveau, ce splendide passage du livre de David Grossman « tombé hors du temps ».
    « Tu nous as aimé, et tu étais aimé
    Et tu le savais que tu l’étais.
    Puis-je te demander une faveur ?
    Je veux apprendre à séparer la mémoire
    De la douleur. Du moins en partie
    Autant que possible, afin que tout le passé
    Ne soit pas à ce point imprégné de douleur.
    De la sorte, je pourrai me souvenir de toi davantage.
    Je n’aurai plus à craindre chaque fois
    la brûlure du souvenir »

    Réponse
  51. Martine Voets

    Je suivais dans l’ombre ton parcours et te connaissais depuis de nombreuses années, pas toi. Nos chemins ne s’étaient jamais croisés. Quand j’ai franchi le pas d’ouvrir un compte sur les réseaux sociaux, je t’ai demandé en amitié, normal pour moi, pas pour toi. Tu m’as demandé ma motivation, simplement, gentiment. D’abord surprise et un peu déçue, j’ai vite compris que c’était comme un défi, comme un rappel que tout a, ou doit avoir un sens, une motivation, aucun acte n’est dénué de sens. Alors j’ai argumenté, plaidé et tu m’as acceptée avec le sourire. Plus tard, nos chemins se sont croisés par hasard devant la gare de Namur. J’ai supposé que nous allions à la même réunion, nous étions en retard. J’ai proposé que nous partagions le taxi, tu as accepté. Pendant le parcours je n’ai pas pu résister à revenir sur l’anecdote. Cela t’a fait rire, comme d’une bonne blague et moi aussi. Tu m’as demandé d’où je venais et je t’ai répondu, Andenne, alors ton regard est devenu bienveillant, tu savais…, En quittant la voiture tu m’as dit que nous faisions un travail formidable et je t’ai cru. Aujourd’hui rien que d’y penser, cela me redonne des ailes. Merci Jacky.

    Réponse
  52. Eric Jurdant

    Pour moi, Jacky Morael, c’était l’intelligence, la finesse du raisonnement clair et motivé,l’excitation intellectuelle. Quel bonheur de l’écouter, de voir ses interviews à la télé, et de le voir « en vrai » prendre la parole lors des congrès. Il a alimenté inconsciemment mon capital argumentaire vert. Je ne le connaissais pas personnellement, il m’intimidait tant je sais les difficultés à prendre place parmi les requins de la politique wallonne, francophone et belge. Tout parti a besoin de moteurs, de figures emblématiques, de référents historiques. Monsieur Morael,Jacky,bienvenue au panthéon vert.

    Réponse
  53. François Fiammetti

    L’écologie est un combat de chaque instant, nous venons de perdre un Général, mais nous soldats te rendons hommage et continuons le combat.

    Réponse
  54. Renata PERIN & Pierre NAVEZ

    Adieu Jacky, repose en paix, nous garderons un souvenir ému de t’avoir connu. nous présentons nos sincères condoléances à toute la famille et à tous les proches.

    Réponse
  55. Didier Castagne

    Qu’écrire qui ne l’ai déjà été ? Et bien toute l’aventure liégeoise (entre autres la cohabitation rue Hemricourt) et au-delà, les complicités, les combats communs, les dossiers échafaudés petit à petit (ou en un éclair !) à un moment où tout était à inventer. Les soirées passées en réunions diverses, puis sur les bancs du conseil communal, mais aussi en plein d’autres lieux où on tentait de forcer l’écologie de progresser. Moi, avec mes hésitations de perfectionniste, Jacky, direct, avec l’énergie du meneur et du stratège. Puis les chemins qui s’éloignent insensiblement, avec des croisements sporadiques, trop sporadiques. Puis la fin du chemin de Jacky, mais qui, j’en suis moi aussi convaincu, n’est pas une fin lorsqu’on considère tout ce que Jacky a laissé derrière lui. Quelle chance d’avoir croisé ton chemin, l’avoir partagé un moment. Merci Jacky!

    Réponse
  56. Christophe Derenne

    Parmi tous ses traits de caractère, Jacky avait celui, si rare et pourtant si nécessaire pour l’action collective : toujours tourné vers la génération suivante et la suivante, puis la suivante et encore la suivante. Jusqu’à ce que les plus jeunes, ne l’ayant connu qu’après sa chute, le croquent en Yoda (voir le dessin en bas de la page d’accueil de ce site).

    Car autant il avait réussi à faire monter Ecolo à la table des partis, autant il vous faisait monter avec lui sur cette table pour combattre – en s’amusant – à ses côtés. Jacky c’était une main tendue : « viens! » Un homme qui vous disait, malicieux: « Tu veux ? Vraiment ? Hé bien vas-y, fais le, tu peux ? », avec une grande tape dans le dos et en éclatant de rire.

    Dans la rubrique dans la rubrique http://jacky-morael.be/ecrits/ on peut le revoir en vidéo, mais aussi le lire. Du « Jacky dans le texte ». On l’entend encore.

    Réponse
  57. Le groupe local de Durbuy

    Nous gardons de Jacky le souvenir de quelqu’un d’exceptionnel, possédant de nombreuses qualités : droiture et rigueur, sens du devoir, souci des autres et de leur devenir.
    Il a pratiqué la politique, non pour son intérêt personnel, mais pour celui de tous, pour le bien commun, pour les générations futures et l’avenir de notre monde.
    Puisse son rayonnement durer bien au-delà de sa trop courte vie !
    Avec la sympathie très sincère du groupe Ecolo de Durbuy.

    Réponse
  58. Yves Collin

    Il y a bien des dizaines d’années de cela : des discussions animées le soir au « Lion s’envoile » à Liège en Roture ; quand on pouvait encore fumer dans les bars. Tout le monde savait que tu étais là. On te tournait autour, on t’approchait pour te parler et on t’expliquait comment refaire le monde dans les vapeurs d’alcool. Tu rigolais et expliquais que leur rêve c’était possible avec l’écologie politique.
    Plus tard, il y a quelques années encore à Liège à la caserne Fonck : notre étonnement de nous retrouver à un concert de Jean-Louis Murat et de nous découvrir « fan ».
    « Tout est éphémère, la vie, la terre, les choses vues, qui nous ont plu (…) tu le sais »

    Réponse
  59. Jacques Remacle

    J’ai rencontré Jacky en 1992 à l’occasion d’états généraux sur le partage du temps de travail. Alors dirigeant des jeunes socialistes, je m’étais engagé à l’époque dans ce chantier contre l’avis de ma direction et de l’appareil du PS. Ce n’était pas vraiment l’heure des convergences à gauche… Pendant les quelques mois de cette action, on avait noué une vraie complicité. On s’est recroisé souvent pendant quelques années. Il fut un exceptionnel dirigeant politique. Un de ceux qui change pour longtemps le paysage politique.

    Réponse
  60. Pierre Castelain

    Tu avais cette capacité rare à affronter la complexité de notre monde sans langue de bois, sans simplisme, accessible à tou-te-s. Une qualité trop rare, si précieuse. Tu donnais du corps au débat politique.

    Réponse
  61. Pascale Toussaint

    Salut Jacky ! Je t’aimais bien, tu sais !

    Chez les touaregs, on dit :
    Le premier thé est amer comme la vie
    Le second est fort comme l’amour
    Le troisième est doux comme la mort

    Bon vent.
    Rascale Poussaint

    Réponse
  62. Burnotte Daniel

    Juste un au revoir et un merci pour tout ce que tu nous as apporté comme tendresse, chaleur, analyse ou encore remise en question…Tout ce qui fait que tu restes et encore pour longtemps bien présent et à nos côtés.

    Réponse
  63. falcone

    c’est un peu grâce à toi que j’ai rejoint ECOLO début des années 90, ton charisme, ta force de persuasion sans langage de bois parfois difficile à accepter mais tellement efficace et puis l’homme tout simplement homme me donnait envie de croire en ce que tu m’as fait croire… Je ne saurais te dire au revoir….

    Réponse
  64. Benoît Derenne

    Jacky fut pour moi le premier homme à parier très concrètement, c’est-à-dire financièrement :-), sur l’idée complètement farfelue de créer une fondation d’utilité publique.
    Aider à la création d’une Fondation pour les Générations Futures… indépendante d’Ecolo, avec de l’argent d’une dotation publique qui lui revenait ?
    Lors de notre première entrevue, la question qui dérange : « et en échange de ce don important, nous avons quoi ? ». Ma réponse fuse : « Certainement pas un siège au Conseil d’Administration – un donateur ne s’y assied pas. Ni même un agenda commun. Encore moins une stratégie commune. Juste la reconnaissance éternelle des générations futures ». Interloqué, il me regarde. Et il sourit…
    L’homme savait faire confiance et tenir sa ligne une fois qu’il avait tranché. Même face à une AG ou un Conseil de Fédération…
    Une parole donnée, définitivement.
    20 ans se sont écoulés depuis ce moment inoubliable.
    Parier sur l’avenir et l’audace, pas seulement en politique. C’était aussi Jacky.

    Réponse
  65. Monica Frassoni

    Le souvenir plus marquante que j’ai de Jackie Morael c’était le soir du 13 juin 1999. Je le rencontre à l’entrée de la Tentation, la ou l’état majeur d’Ecolo et les militants s’étaient réunis; il se lance sur moi avec un énorme sourire et des yeux tellement brillants qu’ils pétillaient. Une énergie incontenable, un bonheur contagieux: « monica on a gagné, et …tu sera élue au Parlement Europeen.  » moi je l’embrasse mais je rigole: « ça jamais! ». C’était lui qui avait raison.
    Après tellement d’années et plusieurs élections, après quelque bon résultat et pas mal de défaites ici et en Italie, c’est Jackie et son sourire qui restent pour moi le symbole de la victoire méritée des idées et de la belle politique, porteuse d’espoir d’un monde meilleur.

    Réponse
  66. J-C Briers

    Il y a peu, nous avons encore lutté ensemble au service de revalidation. Toi, pour réparer ta cheville, moi, la colonne cervicale. Nous nous sommes donc côtoyés dans un tout autre contexte. Et là également « chapeau MONSIEUR ».
    Salut mon cher Jacky. Il restera toujours quelque chose de toi en moi.

    Réponse
  67. Zoe Genot

    Et bien je n aurai pas été te faire un dernier coucou Jacky… Je retiendrai ces sacrés discussions des bureaux politiques du vendredi soir entre toi, Defeyt, Deleuze, Durant Isabelle, Decroly, José Daras, Dardenne,… Les soirées aux rencontres écologiques d été entre rigolade et remue méninges. L enterrement de ta fille. Mais aussi ces dernières années,quand tu venais, sans enjeu, donner ton avis un peu distancé mais souvent paf, à l essentiel.

    Réponse
  68. Saskia Bricmont

    Depuis ton départ et en ce jour particulier où j’accompagne ton dernier voyage en pensées, je ne cesse de penser à ce que tu nous as transmis. Sur le moment même, c’était tellement naturel, au détour de conversations, de dossiers, de discussions parfois animées, de coups de gueule sans concession, d’une campagne pour le Sénat en 2010… tu transmettais. C’est aujourd’hui Jacky que les pièces du puzzle se rassemblent et que ces – trop rares – moments partagés avec toi, et surtout le dernier, autour de Générations vertes, prennent tout leur sens (http://www.etopia.be/spip.php?article2788). Personne comme toi ne veille à transmettre, sans leçon ni morale, aux générations suivantes. Si chacun d’entre nous transmet à son tour, ce seront autant de contributions positives à l’avenir, et à chaque fois un bel hommage, en mémoire à ce que tu as apporté à l’écologie politique et à ce que tu nous as transmis.

    Réponse
  69. Michel RENARD

    Heureux et reconnaissant d’avoir eu la chance de croiser ton chemin.

    Réponse
  70. Matthieu Content

    Le soir du 6 décembre 2016, j’écrivais ceci : « Je suis très très triste ce soir. Au revoir ami Jacky. Tu m’as tellement appris, tu resteras un exemple politique immense, ta clairvoyance, ta capacité à comprendre les problèmes des citoyens. Ces quelques années à tes cotés m’ont tellement appris et enrichi. Je pense aussi à vous tous, familles, amis et proches de Jacky ».

    Ce matin, nous avons rendu un dernier hommage à Jacky. C’était une belle cérémonie et je pense qu’il l’aurait appréciée. J’espère avoir réussi à parler aux noms de ceux que l’on pourrait appeler les petits-enfants politiques de Jacky, au nom de toute une génération d’écologistes qui eux aussi ont été, sont toujours et resterons toujours inspirés par son action et son héritage politique. Jacky est une sorte de Yoda pour les jeunes jedi et padawan de l’écologie politique. Un maitre, un sage, un modèle, une inspiration.

    Ce que tu as su transmettre, toi Jacky, est immense, pour les écologistes de tous les pays et de toutes les générations. Sois tranquille, ton héritage politique est porté par un très grand nombre et nous le préserverons. Comme l’a dit un autre de tes amis, tu étais fidèle en amitié et tu avais une envie, qui ne t’aura pas quitté, de connecter les anciens et les modernes. Nous veillerons à être à la hauteur de cette fidélité et de cette volonté.

    Au revoir maitre, au revoir patron, au revoir ami Jacky.

    Réponse
  71. Géraldine Pelzer-Salandra

    Ciao Jacky,
    Comme pour bien d’autres, tu as été mon mentor en politique, celui qui nous a dévoilés les principes, les mots et certainement les stratégies qui allaient nous faire passer de mouvement à parti politique. Je t’ai rencontré pour la première fois en 1994, lorsque de façon tout à fait inattendue, Ecolo Welkenraedt venait de remporter LE SIEGE qui allait nous faire grandir et participer à l’exécutif communal. J’étais le siège… et nous devions négocier avec ceux que nous considérions à l’époque comme des requins. Et un certain Jacky Morael est arrivé, pour nous accompagner, tout simplement, il était à l’époque Secrétaire Fédéral d’Ecolo, sans pression, mais avec une lucidité remarquable, tu nous as accompagné pas à pas pour conclure des accords dans lesquels nous n’allions pas perdre notre âme, parce que à cette époque nous présentions des listes pour être dans l’opposition et dénoncer plutôt que d’y aller et de se confronter au difficile exercice du pouvoir aussi menu soit-il…. Je n’oublierai jamais ces deux phrases lors du pool qui devaient décider de la participation à la majorité : ta célèbre et tellement vraie « On n’a jamais raison tout seul » et « On ne fait pas avancer l’écologie en se comportant comme une vierge effarouchée qui a peur de mettre les mains dans le cambouis » et on y est allé… Le reste est un cheminement de respect et d’admiration pour la manière dont tu as su inspirer et pousser les uns et les autres à donner le meilleur d’eux même pour l’écologie politique à laquelle tu as tellement donné et qui t’a beaucoup pris, mais c’est aussi et surtout une histoire d’amitié, entre deux enfants d’immigrés italiens qui se sont rencontrés sur le terrain politique de leur pays d’accueil.
    Ciao Jacky et merci de m’avoir honorée de ton amitié

    Réponse
  72. Nicolas Parent

    Après l’émotion ce mardi, cela a fait du bien de partager après la cérémonie des anecdotes de Jacky avec les camarades « Ecolos-historiens-liégeois-jeunes générations ». Tout de suite, nous avons retrouvé le sourire et séché les larmes. L’humour a beaucoup de vertu. Aussi je voulais partager plus largement une anecdote (connue par un petit cercle) que j’ai eu le plaisir de recueillir dans le chapitre com du livre « Générations vertes ». Il s’agit des mots de Jacky Morael. J’espère qu’elle suscitera quelques sourires notamment auprès des nombreux amis présents ce matin.

    « J’ai une anecdote sur cette fameuse émission de la Première. Christos Doulkeridis Laskaris avait lancé une tradition stupide qui était d’imposer des mots à placer dans l’interview. Et je me souviens que Cheron et Christos m’ont dit la veille de l’émission que je devais placer trois mots : petite culotte, spéculoos et peau de banane. Je leur ai dit qu’ils étaient vraiment vaches. Alors je vais à l’émission. J’avais l’horloge devant moi car pour moi le temps est vraiment très important dans ce genre d’exercice. Et je me concentre pendant toute l’émission sur le message qu’on veut faire passer parce que c’était important, on était vraiment proche des élections, on sentait qu’on avait le vent en poupe et il ne fallait pas prendre ça à la légère. Et puis je vois l’aiguille, il est moins cinq et on arrive à la fin de l’émission.
    Le journaliste, Jean Rosoux, me dit : « Monsieur Morael, dans quel état d’esprit allez-vous aux élections et surtout comment envisagez-vous l’après élections ? Êtes-vous bel et bien candidat au pouvoir comme vous le clamez dans la presse ? Et si oui, dans quel état d’esprit et à quelles conditions ? ». Et je vois l’aiguille de l’horloge qui s’approche de la fin, je ne peux donc placer qu’une seule phrase. Alors je dis : « Monsieur Rosoux, que ce soit clair pour tous ceux qui nous écoutent : si certains s’imaginent qu’on va aller négocier en petite culotte, pour glisser sur des peaux de bananes et revenir avec des spéculoos, ils se trompent lourdement ! ».
    Alors après l’émission, j’ai commencé à recevoir plein de messages de mes amis Ecolo qui étaient au courant des trois mots à placer évidemment. Et puis le plus fort, c’est qu’on va boire un verre au bar de la RTBF après l’émission avec Rosoux, Eric Bierin et quelques journalistes de la maison et Rosoux me dit : « Mais Jacky, ta dernière phrase, c’était un message codé ? ». Et je lui dis : « Oui, évidemment, et ceux qui devaient le recevoir l’ont bien reçu ». Ils m’ont tous regardé avec des yeux énormes comme si j’étais le stratège du siècle. Là j’étais fier de moi. En plus j’étais en forme parce que j’étais content de l’émission, je trouvais qu’on avait rempli le contrat et donc je pouvais me libérer un petit peu. »

    Réponse
  73. Vincent DECROLY

    J’apprends avec tristesse le décès de Jacky Morael.

    Je garde de lui le souvenir d’un homme souvent féroce dans la confrontation d’idées. Jacky faisait claquer des arguments calibrés à la perfection, comme ces dompteurs d’animaux sauvages font claquer leur fouet – au point précis où ils veulent faire mouche.

    Après le feu du débat, j’ai parfois été frappé par sa capacité de restaurer une sincère connivence, très vite malgré ce qui pouvait s’être vécu comme un clash irrévocable. Il y avait dans son attitude une part d’humanité transcendant tout calcul et toute séduction.

    Jacky était supérieurement intelligent. Il pouvait s’approprier en un temps record des dossiers complexes. Il pouvait communiquer avec une précision chirurgicale. Virtuose de l’intellect, mais aussi de l’humour. Un sens décoiffant de la synthèse et de la formule. Cela ne lui a pas donné l’arrogance de certaines « élites », courant les mondanités d’une gauche parvenue, y cultivant l’entre-soi et se défiant des hommes et des femmes de la rue. Jacky avait un vieux fond libertaire et populaire. Il ne s’est pas embourgeoisé.

    Ecolo a été fondé par des militant-e-s plus âgés que moi – notamment par Paul Lannoye, Philippe Defeyt, Georges Trussart, Alphone Royen… Entre eux et moi, Jacky a été comme un agile trait d’union au début des années 80. Jacky m’a alors puissamment « tiré vers le haut » – vers lui et vers eux – comme il l’a fait avec beaucoup d’autres.

    Plus tard, j’ai souvent été en désaccord complet avec lui, notamment sur la stratégie politique, sur les mérites et les inconvénients respectifs du pouvoir et de l’opposition pour des Ecologistes… Mais Jacky fait partie de ceux qui m’ont déterminé à m’engager. Avoir croisé sa route a infléchi la mienne. Que j’aie en 2001 quitté Ecolo et que lui y soit resté n’y change rien : c’est une dette qui s’inscrit ailleurs que là où sont actées les ruptures.

    Vincent

    Réponse
  74. Stéphane Hazée

    Sa contribution à l’écologie est immense. Sa contribution à une société + durable et + juste est immense. Ecolo perd un tout grand. Ecolo et bien au-delà.
    Ce soir, la famille écologiste est à nouveau en deuil avec le départ de Jacky Morael.

    Ce soir, je me rappelle aussi ce soir de février 1994. Nous avions 18 ans et nous organisions une conférence-débat avec quelques autres étudiants à Liège. Jacky y était un des intervenants. C’est là que j’ai croisé sa route. C’est là que je l’ai entendu poser cette formule, autant lumineuse que fondatrice : « L’utopie serait de croire que vivre comme aujourd’hui, avec autant de pollutions, avec autant d’exclusions, pourrait encore durer longtemps. L’utopie, Madame (c’était une dame qui lui avait posé la question), ce n’est pas le changement ; l’utopie, c’est le conservatisme. »

    Comme pour beaucoup d’autres, de plusieurs générations, sa force de convictions, sa vision, sa direction auront été majeurs dans mon engagement.

    Son héritage est immense. Ecolo continuera son combat. Avec émotion et humilité, merci pour tout cela et pour le reste, Jacky.

    Stéphane, 6 décembre 2016

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  75. Valérie Cooreman

    Jacky, bien que la démarche me paraisse presque impudique, au nom de notre inestimable « Entre Nous », tel que tu l’appelais, notre Evergreen, je me dois de t’écrire ici aussi.
    Tu avais une réelle volonté, même une obsession. Celle que le monde sache que ta vie ne s’était pas arrêtée en 99. Tu n’as eu de cesse, encore, de te battre comme un beau diable… A tous niveaux : politiquement, comme on le sait, animé par de vraies convictions, jusqu’à la sortie de ton livre « Générations vertes », en 2014, mais aussi amoureusement. Nonobstant bien des aléas qui nous ont mené la vie dure.
    Tu aurais tant voulu que le monde sache que tu étais « en couple », et cet amoureux ardent, qui ne lâche jamais, et dont la poésie, aux réminiscences baudelairiennes, flamboyait, à ton image, de vie et de passion.
    Jacky, la veille de ton dernier anniversaire, le 25/11, tu m’avais demandé de te promettre que nous puissions mourir ensemble, dans 20, 30 ans (ou plus). Idéalement dans l’une de ces maisons rustiques dont tu rêvais, d’un village niché au cœur d’une Sicile paradisiaque…
    Mais la grande faucheuse est venue accomplir son œuvre sans crier gare, et rompre la promesse.
    Je t’en fais donc une deuxième. Celle de te tenir par la pensée, en me remémorant nos innombrables souvenirs, dont je détacherai les plus belles pépites, pour les chérir jusqu’à mon dernier souffle….. Et cela, quoi qu’il advienne.

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  76. NOEL Eric

    Voilà seulement que je peux écrire et parler de toi, mon ex-beau frère sans pleurer. Nous nous sommes connu à l’athénée de Vottem, (voir l’hommage d’Hubert), nous étions très proche à cette période. Mon fils Yannick est né 3 mois avant ma petite nièce Laurie et son décès a provoqué un sale tournant dans ta vie. Tu es à présent auprès d’elle, je sais que tu y es bien, c’est pour ceux qui restent que c’est dur. Adieu l’ami, au revoir !
    Courage à toi TOM, tu peux être très fier de ton Papa.

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  77. Marc Guilmin

    Jacky Morael nous a quittés. Parmi les membres de la locale qui l’ont croisé, tous se souviennent de sa force de conviction, sa vision politique, son implication dans un projet écologique planétaire. Merci, Jacky, pour cet héritage fabuleux.
    Tu nous as mis en garde : continuer comme aujourd’hui nous mène droit dans le mur !
    Respect de l’environnement, justice sociale, participation à une économie non-violente : voilà les quelques balises qui doivent nous guider dans la grande aventure humaine du 21ème siècle.
    Au nom de la locale ECOLO de Péruwelz, Marc Guilmin

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  78. Christos Doulkeridis

    C’est aujourd’hui qu’on te dit au revoir, Jacky Morael. Tu aurais été touché de voir autant de personnes te rendre hommage. Même le roi est venu. Je sais, pour beaucoup ça ne veut pas dire grand chose. Pour toi qui était né dans une famille populaire et même si tu as toujours eu ce sens critique qui te permettait de tout bien relativiser, je sais que ce n’est pas rien. Pas que tu cherchais à tout prix les honneurs officiels, mais parce que de là où tu venais avoir autant la reconnaissance populaire que celles des institutionnels était un véritable défi. Peu de personnes peuvent se rendre compte de ce que c’est que d’atteindre le niveau que tu as eu en venant de nulle part. Il y a une pression, un sentiment de solitude, une impression de ne jamais être vraiment dans son milieu, la conviction qu’il faut en faire plus que tous les autres… Tu semblais faire face à toutes les situations, mais j’ai toujours su que ce n’était jamais aussi évident que tu ne le laissais paraître. C’était aussi une partie de ta force et de tes succès. Mais aussi de certaines de tes fêlures.
    Peu de femmes et d’hommes politiques auront autant influencé leur parti politique. Peu auront autant été attentifs à transmettre et à passer le relais. Tu as dû apprendre ça de ton propre père politique, José Daras. Nous sommes si nombreux à considérer être tes enfants politiques. Il y a vingt ans tu dénonçais déjà un monde qui allait droit contre le mur avec une pertinence remarquable. Très tôt tu nous as encouragé à être tourné vers les solutions. Aujourd’hui, le monde est dans une situation encore plus dramatique. Nous te devons d’être dignes de reprendre et de transmettre ton flambeau. Toute ma vie je vais chercher ce petit regard brillant qui souriait de loin lorsqu’il était fier de constater qu’un-e de ces « jeunes » était sur les traces de son action.

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